Capital & Financement

La Suisse a du capital. Que manque-t-il entre l’épargne et le risque productif ?

La Suisse combine d’immenses réserves d’épargne institutionnelle et une innovation de premier plan, mais ses entreprises en croissance dépendent de plus en plus de capitaux étrangers. Quatre hypothèses peuvent aider à comprendre cet écart : profondeur de l’underwriting, intermédiation spécialisée, gouvernance institutionnelle et infrastructure de sortie.

Observation • Capital & Financement • 19 sept. 2026

La Suisse a du capital. Que manque-t-il entre l’épargne et le risque productif ?

La Suisse combine d’immenses réserves d’épargne institutionnelle et une innovation de premier plan, mais ses entreprises en croissance dépendent de plus en plus de capitaux étrangers. Quatre hypothèses peuvent aider à comprendre cet écart : profondeur de l’underwriting, intermédiation spécialisée, gouvernance institutionnelle et infrastructure de sortie.

Infographie sur l’écart entre l’épargne suisse et le risque productif.

Deux éléments récents mettent en lumière un paradoxe inconfortable de la finance suisse.

La Suisse dispose d’immenses réservoirs de capitaux institutionnels. Elle produit aussi une innovation de premier plan et des scale-ups de plus en plus précieuses.

Pourtant, le capital suisse se montre remarquablement efficace pour financer l’infrastructure américaine de l’IA, tandis que les entreprises suisses en croissance dépendent de plus en plus de capitaux étrangers pour changer d’échelle.

Que manque-t-il entre l’épargne suisse et le risque productif suisse ?

Dans cet article, j’examine quatre hypothèses : profondeur de l’underwriting, intermédiation spécialisée, gouvernance institutionnelle et infrastructure de sortie.

Aucune n’est une conclusion.

Ensemble, elles soulèvent, à mon sens, une question qui mérite un débat beaucoup plus large sur la profondeur et la fonction des marchés de capitaux suisses.