Une phrase du dernier Global Wealth Report du Boston Consulting Group (BCG) a retenu mon attention :
« The most attractive segment for wealth managers is the affluent and emerging high-net-worth tier, broadly defined as clients with $250,000 to $5 million in investable assets. »
C’est plus qu’un simple point de segmentation.
Cela signale un déplacement plus profond dans la gestion de fortune.
La prochaine bataille ne se joue pas seulement autour du client UHNW. Elle se joue autour de l’entrepreneur émergent, du senior professional, du dirigeant d’entreprise, du fondateur avant l’événement de liquidité, de la famille avant le family office.
Autrement dit : le patrimoine avant qu’il ne devienne pleinement institutionnalisé.
Ce segment est souvent trop complexe pour la banque de détail, mais pas encore assez important pour la banque privée traditionnelle. Cela crée un vide structurel.
Et là où il y a un vide, il existe une opportunité stratégique pour ceux qui savent le combler.
Pour la finance suisse, la question est claire : se contente-t-on de défendre un patrimoine déjà accumulé, ou construit-on l’infrastructure de conseil et d’investissement qui permet de capter et de développer la prochaine génération de richesse ?
L’avenir de la gestion de fortune pourrait se jouer plus tôt que beaucoup de banques ne l’imaginent.